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Le iPad transforme Internet et les réseaux sociaux
29/05/10
La vente du iPad au Canada débute aujourd’hui. Cet appareil, vendu à partir de 549$, révolutionnera-t-il le Web comme certains le prédisent? Probablement. Cependant, depuis le virage 2.0, le Web évolue en grande partie dans l’univers des médias sociaux. Révolutionner Internet signifie par le fait même révolutionner ces médias.
Tout d’abord, il faut penser à la base de l’outil mobile. Que ce soit un ordinateur portable, un téléphone mobile ou un iPad, il est utilisé en majeure partie à des fins de conversation. Malgré tout, il est beaucoup plus facile de converser avec un iPhone qu’avec un ordinateur lors d’un déplacement. Est-ce que le iPad pourra faire le pont entre ces deux outils, permettant alors à certains sites, qui n’en voyait pas l’utilité auparavant, d’être optimisés pour le mobile? Lorsqu’un site devient optimisé pour le mobile, il va de soi que l’utilisateur espère l’intégration de boutons sociaux tels «partage», «j’aime» ou «tweet». Ainsi, est-ce que de plus en plus de sites verront apparaître de telles fonctions en raison de l’optimisation mobile de ces derniers?
Par ailleurs, Apple a annoncé que, plus tard au courant de l’année, il y aura le lancement d’un système d’exploitation pour iPhone et iPad qui permettra d’ouvrir plus d’une application à la fois… Ceci signifie que le marketing d’applications mobile devra se transformer. Vous verrez de plus en plus d’applications «rouler» en tout temps sur votre iPad. Est-ce alors la fin des alertes «push» de Facebook? Est-ce qu’un outil de clavardage multiplateforme comme Adium verra le jour sur le iPad amenant ainsi certains usagers qui étaient déjà disponibles via messages textes à devenir disponible via clavardage et ce, en tout temps?
Les applications risquent de devenir beaucoup plus complexes avec le iPad, puisque ce dernier élargit la vision du Web actuel: le Web n’est plus une barre de défilement latérale, le Web peut partir dans tous les sens et devient sans limites. L’intégration des médias sociaux pourra donc aussi devenir plus poussée sur cet engin que sur le iPhone, car il est limité par la grandeur de son écran. Sans compter que le système d’exploitation actuel du iPad permet de créer un visuel plus riche et ainsi, les médias sociaux pourront devenir très perfectionnés de manière mobile. Par exemple, certaines pages de fans possèdent des onglets personnalisés, mais nous ne pouvons pas voir ces derniers sur l’application mobile de Facebook, car ils sont présentement trop complexes pour le téléphone. Ce n’est maintenant plus le cas avec un outil comme le iPad. Cela permettra donc de créer une expérience beaucoup plus riche dans ces pages.
Pour certains, les médias sociaux sont en grande partie un simple jeu. Il suffit de penser à la popularité des applications comme Farmville. De telles applications devenaient beaucoup moins attrayantes sur le téléphone. Avec le iPad, non seulement pourront-elles devenir plus intéressantes, mais certains jeux des médias sociaux délaisseront l’ordinateur classique et ne seront disponibles que sur cette plateforme.
Un million d’iPad vendus en un mois
3/05/10
Le fabricant informatique Apple a annoncé, lundi 3 mai, qu’il avait franchi vendredi le seuil d’un million d’exemplaires vendus de sa nouvelle tablette informatique iPad. « Un million d’iPads en 28 jours – c’est moins de la moitié des 74 jours qu’il avait fallu pour franchir ce seuil avec l’iPhone », s’est félicité le PDG d’Apple, Steve Jobs, cité dans un communiqué.
Apple a également précisé que les utilisateurs de l’iPad avaient déjà téléchargé plus de douze millions d’applications, et plus d’un million de livres électroniques sur sa librairie virtuelle iBookstore.
La tablette tactile de la firme de Cupertino est vendue exclusivement aux Etats-Unis depuis le 3 avril. Depuis vendredi, les Américains peuvent en trouver la deuxième version, qui se connecte à Internet non seulement via les réseaux wifi, mais aussi via les réseaux téléphoniques 3G. Le mois dernier, Apple avait annoncé qu’en raison de la très forte demande aux Etats-Unis, qui avait dépassé ses attentes, il devait retarder d’un mois la commercialisation de l’iPad à l’international.
A la fin mai, l’iPad sera mis en vente en Australie, au Canada, en France, en Allemagne, en Italie, au Japon, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni. Il sera disponible dans toutes ses versions simultanément.
L’iPad, une petite révolution?
7/04/10
C’est un peu plus que les prévisions du courtier américain Sanford Bernestein, qui s’attendait à ce qu’il faille deux jours à Apple pour vendre 300 000 à 400 000 de ces fameuses tablettes tactiles électroniques. C’est cependant moins que ce qu’avaient prédit le Crédit suisse ou la maison de courtage Piper Jaffray, qui prévoyaient des ventes pouvant aller jusqu’à 700 000 unités.Apple, elle, espère vendre entre 4 et 7 millions d’iPad cette année. C’est sans compter sur les revenus qu’elle tirera au surplus des téléchargements additionnels de ses applications. Les nouveaux propriétaires d’iPad, au cours de la fin de semaine, en auraient déjà téléchargé plus d’un million.
S’il y a bien eu file devant quelques-uns des magasins qui offraient l’iPad aux États-Unis au cours de la fin de semaine – à noter qu’il faudra attendre à la fin avril pour s’en procurer un au Canada -, l’engouement était tout de même moindre que lors du lancement de l’iPhone en 2007, relevait l’Agence France-Presse. À cette occasion, certains mordus avaient fait la queue jusqu’à cinq jours pour en acheter un.
Il faut dire que le tout en un iPad, qui peut aussi bien servir d’ardoise électronique que de mini ordinateur portable, de téléphone intelligent, de console de jeu ou d’écran télé ou cinéma, se vend de 499$ à 829$. L’iPhone, lui, peut coûter moins de 200$.
«L’iPad est à l’ordinateur portable ce que l’iPod a été au walkman, illustre le spécialiste en marketing Luc Dupont, professeur au département de communication de l’Université d’Ottawa. Avec le walkman, tu l’avais, ta musique, mais les cassettes, ce n’était pas très pratique. De la même manière, le jour n’est pas loin où l’on trouvera peut-être notre ordinateur portable très peu sexy!»
«Dans l’autobus, pas sûr que les gens ont envie de regarder la télévision sur leur ordinateur portable, poursuit-il. Sur l’iPad, pourquoi pas?»
D’autant plus, comme le fait observer M. Dupont, que les prochaines générations du produit seront sûrement plus légères. «Qui sait? Peut-être pourra-t-on même la plier, cette tablette!»
Une petite révolution
Pour M. Dupont, l’iPad n’est rien de moins qu’une petite révolution, et peut-être aussi le salut des journaux dont les versions en papier s’essoufflent.
C’est aussi, à son avis, l’illustration du génie d’Apple en matière de marketing.
De fait, l’iPad, plutôt que d’être simplement un nouveau gadget électronique, est devenu un événement suivi par maintes dépêches de presse.
Signe de son aura mythique, la fameuse tablette a déjà ses détracteurs. Des groupes «Je déteste l’iPad» ont déjà été créés dans le site Facebook. Dans le site YouTube, une vidéo montrant un groupe d’adolescents détruisant un iPad à coups de bâtons de baseball a fait fureur.
Le titre d’Apple n’en a certes pas souffert. À la Bourse de New York, il a gagné 1,07%, ce qui a permis à l’entreprise d’atteindre un cours record de 238,49$.
Le distributeur de produits électroniques Best Buy, qui distribue l’iPad, a pris 1,88%, atteignant 43,37$.
Apple enregistre en moyenne 20 000 précommandes d’iPad par heure
15/03/10
Les précommandes ont commencé plus tôt dans la journée aux États-Unis et la demande pour les iPad prend l’allure d’une véritable ruée vers l’or. Plusieurs sites Web indiquent qu’Apple aurait pris environ 50 000 précommandes d’iPad dès les deux premières heures de la mise en ligne du service.
Cependant, la plupart des rapports aperçus sur le Web mettent un bémol à ces chiffres, car les commandes placées par les clients enregistrées sur la boutique en ligne d’Apple ne sont pas nécessairement placées pour l’iPad uniquement. Apple y vend quantité d’autres produits.
La plupart des spécialistes s’entendent néanmoins pour dire qu’au moins une bonne partie des commandes devraient avoir été placées pour se procurer la tablette multimédia (modèles 3G et Wi-Fi), dont l’annonce avait suscité un véritable engouement de l’autre côté de la frontière. L’entreprise limite les clients à deux exemplaires de la tablette.
La date de livraison est prévue pour le 3 avril. Au Canada, l’iPad sera normalement disponible vers la fin du mois d’avril.
L’iPad pourrait être commercialisé le 26 mars aux Etats-Unis
4/03/10
D’après le témoignage du directeur d’un Apple Store de Californie, l’iPad (version WiFi) sera lancé le vendredi 26 mars. Une date qui colle avec ce qu’Apple avait annoncé lors de la présentation de la tablette.
Selon cette rumeur reprise par AppleInsider, les employés des App Store recevront les premiers iPad le 10 mars tandis qu’une campagne de publicité TV débutera le 15, en mettant l’accent sur la fonction de livre électronique. Des informations qui ne concernent que le marché américain.
En revanche, les problèmes de production de la tablette, évoqués il y a deux jours, ont été démentis. Le site Digitimes a rapporté une déclaration de plusieurs fournisseurs de composants travaillant pour Foxconn (le fabricant de l’iPhone et de l’iPad) : ils assurent qu’il n’y a ni problème d’approvisionnement ni retard dans la production. Selon eux Foxconn devrait pouvoir fabriquer entre 600 000 et 700 000 iPad en mars, et 1 million en avril.
La sortie de l’iPad pourrait être retardée
2/03/10
«Nous avons des raisons de croire que le lancement de l’iPad risque d’être retardé ou qu’un nombre limité seulement sera disponible en raison d’un engorgement au niveau de la production», affirme l’analyste Peter Misek, de la firme Canaccord Adams.
L’analyste souligne dans son rapport qu’il n’est pas possible de connaître le problème de production avec précision, mais qu’une rupture de stocks de certaines composantes de l’iPad est susceptible d’être en cause.
Fin mars
L’iPad, une tablette tactile multimédia qui permet de naviguer sur le web, d’envoyer des courriels, de lire, de visionner des photos et des vidéos et de jouer à des jeux vidéo, avait été présenté au public à la fin janvier.
Il avait alors été mentionné que la version de base de la tablette allait être disponible à la fin du mois de mars au Canada et aux États-Unis.
Peter Misek précise que le délai potentiel ne change pas son évaluation globale d’Apple étant donné que ses attentes envers l’iPad étaient de toute façon «conservatrices». Il maintient sa recommandation d’achat sur Apple avec un cours cible de 250$.
Les ventes récentes de l’iPhone sont par ailleurs meilleures qu’anticipées par Peter Misek pour le trimestre actuellement en cours.
L’action d’Apple s’est appréciée de 2% hier au Nasdaq pour clôturer à 208,99$.
Les dirigeants d’Apple n’ont pas par ailleurs rappelé pour commenter les allégations de Peter Misek.
Une webcam dans l’iPad : Apple a prévu l’option
3/02/10
L’iPad que tenait Steve Jobs entre ses mains le jour de sa présentation était équipée d’une webcam. S’agissait-il d’un prototype d’une future version ? Différents éléments concrets indiquent qu’Apple travaille à son intégration.
L’absence de webcam est l’un des principaux reproches faits à l’iPad. Pourtant cette option existe bien à en croire plusieurs éléments concrets, à commencer par le modèle que Steve Jobs tenait entre ses mains lors de sa présentation : il était équipé d’une webcam comme le montrent les nombreuses photos prises.
Il y a aussi les indices découverts dans le SDK 3.2 où figurent des fonctions permettant recevoir ou d’émettre un appel vidéo mais également de diffuser un flux vidéo.
Le site Wired.com évoque enfin le témoignage de Mission Repair, société spécialisée dans la réparation rapide de tous les produits Apple, et certifiée par la firme à la pomme. Sur son blog, Mission Repair explique avoir reçu les premières pièces détachées pour l’iPad et montre une photo du cadre métallique de l’appareil dans lequel on distingue un emplacement pour une webcam.
La webcam dans l’iPad : quand ?
La société s’est ensuite amusé à démonter un MacBook (design unibody) pour récupérer sa webcam qui se loge parfaitement dans le cadre de l’iPad…
La question est donc désormais : quand ? Apple pourrait créer la surprise en ajoutant une webcam pour le lancement en mars. Mais certains observateurs pensent que le constructeur a fait l’impasse sur cette option afin de pouvoir tenir son objectif de prix très agressif. La webcam arriverait alors dans une version 2 de l’iPad.
Google prépare déjà sa réponse à l’iPad ?
3/02/10
Les développeurs travaillant sur Chrome OS ont présenté une étude sur un concept de tablette Internet, concurrent de l’iPad. On y voit un clavier virtuel sous différents modes d’affichage et l’interface de Chrome OS
Dénonçant il y a quelques jours Google et sa volonté de « tuer l’iPhone » avec le Nexus One, Steve Jobs va pouvoir piquer une nouvelle colère.
Deux jours avant le lancement de l’iPad, The Chromium Projects, l’équipe de développeurs qui travaillent à la mise au point de Chrome OS, a publié une « exploration visuelle sur ce à quoi l’interface utilisateur d’une tablette sous Chrome OS pourrait ressembler ».
On y voit un clavier virtuel sous différents modes d’affichage ainsi que l’interface de Chrome OS avec ses onglets. Une vidéo (à télécharger ici) simule le fonctionnement de l’ensemble, avec notamment l’ouverture simultanée de plusieurs applications et la possibilité de redimensionner les fenêtres à loisir.
Windows 7 sur l’iPad ? Ce sera possible !
3/02/10
Citrix, le spécialiste des solutions de virtualisation, annonce que l’iPad pourra faire tourner Windows 7 grâce à son application Citrix Receiver : elle permettra à la tablette Apple de se connecter à un serveur hébergeant une machine virtuelle.
C’est peut être grâce à Windows 7 qu’Apple va séduire les entreprises avec son iPad.
Citrix a annoncé sur son blog qu’il allait adapter son application Citrix Receiver à l’iPad. Déjà disponible sur l’iPhone, cet outil d’accès à distance sert à se connecter à un serveur qui héberge les solutions XenDesktop ou XenApp ; elles permettent de visualiser un environnement Windows et ses applications. Rien, hormis Citrix Receiver, ne sera donc installé sur l’iPad.
Rien n’empêchera donc toute entreprise utilisant déjà ces solutions d’adopter la tablette Apple. Citrix met avant l’intérêt d’utilisation : le gain en confort, en passant du petit écran et du petit clavier virtuel d’un iPhone à l’affichage 9,7 pouces de l’iPad.
L’iPad, l’ordinateur le plus fermé jamais créé?
29/01/10
La Free Software Foundation est remontée. «iPad is iBad for freedom» («l’iPad est mauvais pour la liberté»), écrit-elle dans un communiqué. Pourquoi? Car «c’est la première fois dans l’histoire de l’informatique qu’un PC requiert l’autorisation du fabricant pour installer tout nouveau programme», attaque l’organisation. Problème: Apple a plutôt la loi américaine avec lui.
Tout revient encore une fois à l’app store d’iTunes, la plateforme où sont distribués les programmes pour l’iPhone ou le futur iPad. Apple y exerce un contrôle total, approuvant ou rejetant chaque application, dans un processus souvent critiqué pour sa lenteur et son manque de clarté.
Microsoft ironise
«C’est quand même un monde très drôle que celui où Microsoft est plus ouvert qu’Apple», se moque Brandon Watson, directeur de la plateforme de développement du groupe dans une interview à Technologizer. En effet, si Microsoft décidait d’interdire tel ou tel programme sous Windows, il ferait sans doute face à un soulèvement mondial.
Apple a régulièrement défendu son processus, affirmant que 96% des applications sont approuvées. Selon l’entreprise, il s’agit surtout de préserver la confiance entre l’app store et les utilisateurs. En clair, un contrôle dictatorial permet de limiter au maximum les programmes dangereux (virus, spyware) ou au contenu discutable (pornographie).
Ce que dit la loi
Pour beaucoup, le fait de tout passer au filtre permet à Apple, qui touche 30% du prix de vente de chaque application, de limiter son exposition à des poursuites judiciaires –si des programmes violant la loi y étaient commercialisés.
L’argument ne tient pas, explique à 20minutes.fr Eric Goldman, le directeur du High tech Law Institute de l’Université de Santa Clara, en Californie. «C’est complexe, mais en substance, Apple ne peut être tenu responsable pour un problème sur une application développée par un tiers-parti, même s’il touche une commission.» En revanche, «un marchant a complètement le droit de refuser de vendre ou distribuer un produit dans sa boutique», explique Eric Goldman.
Quid de l’ouverture et de l’intérêt du consommateur; qu’Apple ne défend pas toujours (en rejetant l’application Google Voice, par exemple)? «Ça n’a aucun rapport avec la loi. C’est juste une question de philosophie», conclut l’expert. Sans compter que les développeurs ont toujours la possibilité de développer des web-applications, sur lesquelles Apple n’a aucun contrôle.
Avec l’iPad, Apple place la barre très haute
27/01/10
Avec sa tablette iPad, Apple (AAPL) est-elle en train de lancer une nouvelle révolution technologique ? Peut-être pas mais elle s’attaque à de nouveaux marchés et place la barre haute pour les concurrents.
Selon Michel Dumais, journaliste et blogueur spécialisé en technologie, «on constate que c’est un iPhone de 9,7 pouces, très mince et très design. On commence à percevoir quel est le modèle d’affaires sous-jacent. Si on achète des applications pour son iPhone, les mêmes fonctionnent sur iPad.»
«Apple a vendu 3 milliards de ces applications et elle prend 30% des revenus pour les applications commerciales, rappelle M. Dumais. C’est très riche. On n’a pas encore vu à qui cet appareil se destinait. Est-ce que c’est pour la personne en mobilité ? Ça pourrait être intéressant.»
L’appareil iPad pourrait bien faire son chemin vers de nouveaux marchés où la technologie corrigerait des faiblesses de longue date.
«Je pense au domaine de l’éducation, dit-il. Imaginez un tel appareil entre les mains d’un jeune enfant. À chaque année, vous avez tous vos livres mis à jour. On ne parlera plus du livre de Berlin comme dans certaines bibliothèque de nos écoles. En plus, on y trouve des outils de création, pour moins cher qu’un ordinateur portable.»
Si on spécule beaucoup à l’idée que les médias comptent sur la tablette électronique pour se réinventer, Michel Dumais y croit peu. «Alors que vous avez tout gratuitement sur Internet, paieriez vous 800 $ et un abonnement pour la même chose ?»
«Je pense beaucoup au livre électronique, poursuit-il. Là, Apple a la capacité de vendre du contenu avec sa boutique iTunes.»
Chose certaine, les concurrents devront travailler dur pour reprendre l’initiative. «Les gens se demandaient comment répliquer au iPhone, soutient M. Dumais. La barre était très haute. Soudainement, avec une nouvelle lignée d’appareils et Apple dit: allez-y, que ferez vous ? Cette combinaison matérielle et logicielle nous donne des produits simples à utiliser.»
Enfin, deux questions demeurent sans réponse.
Le premier, c’est l’importance du potentiel pour iPad. «Les développeurs de logiciels peuvent prendre un produit et le dévier de sa mission première pour en faire un nouvel outil», indique Michel Dumais.
Deuxièmement, l’indépendance d’Apple face aux autres géants de son secteur pourrait s’accroître. «Apple utilise sa propre puce, A4, extrêmement puissante dans le iPad. La compagnie balaie Intel (INTC) et AMD (AMD). Dans le futur, pourrait-elle avoir ses propres puces dans les ordinateurs ?».