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Le Canada 32e au monde pour Internet haute vitesse
27/05/10
Les utilisateurs canadiens d’Internet haute vitesse sont-ils bien servis ? Moins bien que 31 autres pays du monde, selon une étude réalisée par la société américaine Ookla.
Compilant les données à partir des millions de visiteurs qui ont testé leur connection sur Speedtest.net, Ookla classe le Canada au 32e rang mondial.
Le débit moyen pour Internet haute vitesse au pays est de 7,67 megabits (Mbps) par seconde. Le meneur, la Corée du Sud, a un débit quatre fois plus rapide avec 34,19 Mbps.
Au sein de ce palmarès, une foule de pays comme la Lettonie, la République de Moldavie, la Roumanie et la Bulgarie devancent aisément le Canada.
Les États-Unis (26e) ont une moyenne de 10,15 Mbps tandis que la moyenne française (19e) est de 11,57 Mbps.
Au sein du Canada, le Québec (9,06 Mbps) est deuxième derrière la Colombie-Britannique (11,02 Mbps).
Si ces chiffres embarassent certains lecteurs, ils ne font que s’ajouter à d’autres constats déjà faits par de tierces parties sur l’état du marché.
Rappelons que selon une étude compilée l’an dernier par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les Canadiens paient trop cher pour leur service.
On évalue que le prix payé par megabit par seconde varie de 3,85 $ à 110,51 $, la troisième pire échelle de prix de l’OCDE devant le Mexique et la Finlande.
Comme quoi il est parfois faux que quand on compare, on se console.
Les Québécois maniaques du web
8/04/10
Le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) en est arrivé à cette conclusion grâce aux données d’un sondage effectué depuis 2009 auprès de 162 000 Québécois.
Actuellement, la province compterait près de 4.5 millions d’internautes, ce qui correspond à 73% de la population adulte. Le CEFRIO évalue le temps moyen de navigation sur Internet par semaine à 14 heures, soit l’équivalent du temps moyen consacré à l’alimentation.
«Le passage des Québécois à la mobilité «intelligente» a marqué l’année 2009. Alors que le nombre de détenteurs d’un téléphone cellulaire (55%) est demeuré stable, la proportion d’adultes qui possèdent un assistant numérique personnel (BlackBerry ou Palm) ou un téléphone intelligent (iPhone) s’est accrue de 65%, passant de 8 % en 2008 à 13% en 2009», a dévoilé Kooli, directrice de projet au CEFRIO.
Les sites de réseautage, comme Facebook, gagnent également en popularité alors qu’ils comptent deux millions d’adeptes et que Twitter a été l’un des termes les plus recherchés sur les moteurs de recherche en 2009. Les achats en ligne (38%), les opérations bancaires (44%) et la planification des vacances (43%) comptent avec le courriel parmi les activités les plus pratiquées sur la toile.
Aussi, Internet n’est plus l’apanage des jeunes. Plus de 36% des aînés et 63% des 55-64 ans sont maintenant branchés sur le web.
Les régions réclament la haute vitesse
Si le web n’est plus la chasse gardée des jeunes, il l’est toutefois des personnes plus aisées et des villes. Selon le CEFRIO, plus de 92% des internautes ont un revenu annuel supérieur à 80 000$ et sont à 90% des diplômés universitaires, ce que déplore l’organisme qui souhaite ardemment la démocratisation de cet outil «essentiel».
Par ailleurs, l’inégalité entre les villes et les régions continue quant à l’accès à la connexion haute vitesse. La Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) a d’ailleurs interpellé à ce sujet le gouvernement fédéral, jeudi, réclamant que ce dernier débloque le financement promis pour accélérer le branchement des communautés locales à Internet haute vitesse.
Fait intéressant, environ 472 000 Québécois sont maintenant des «mobinautes», c’est-à-dire qu’ils surfent à partir d’un appareil mobile intelligent. Qui plus est, 38% de ces derniers sont de véritables accros à la technologie et se connectent plusieurs fois par jour au web sans fil.
L’accès à Internet haute vitesse demeure restreint
17/02/10
Environ 40% des foyers américains n’ont pas accès à Internet haute vitesse, selon des données rendues publiques mardi par le département du Commerce.
Les chiffres compilés par la National Telecommunications and Information Administration (NTIA) démontrent que 64% des foyers américains étaient abonnés à un accès haute vitesse en octobre, contre 51% deux ans plus tôt.
Les données mettent toutefois aussi en lumière les obstacles qui persistent, notamment dans les régions rurales. Si 66% des foyers urbains étaient abonnés à un accès haute vitesse, seulement 51% des foyers ruraux l’étaient aussi. Cette différence est attribuée à la faible disponibilité de l’accès haute vitesse en région rurale.
Les fournisseurs de services hésitent à implanter des réseaux sophistiqués dans des régions où la densité de la population ne justifie pas un tel investissement.
Parmi les foyers qui ne disposent pas d’un accès haute vitesse, 38% ont indiqué ne pas en avoir besoin et 26% ont expliqué que cet accès est trop dispendieux. Seulement 3,6% ont répondu ne pas être abonné parce que le service n’est pas disponible dans leur coin.
Par ailleurs, 89% des Américains ayant un revenu annuel supérieur à 150 000$ US disposent d’un accès haute vitesse, contre seulement 29% de ceux ayant un revenu annuel inférieur à 15 000$US.
Enfin, 81% des Américains de 18 à 24 ans utilisent un accès haute vitesse, contre 46% pour les 55 ans et plus.
La NTIA et une agence du département américain de l’Agriculture sont en voie de distribuer 7,2 milliards $ US pour stimuler le déploiement de l’accès Internet haute vitesse.
Google devient fournisseur d’accès
10/02/10
Google franchit une nouvelle étape en annonçant mercredi le lancement d’un projet pilote de fourniture d’accès à Internet par un réseau « haut débit ultra rapide » aux États-Unis.
Le réseau offert sera basé sur de la fibre optique, Google promettant ainsi une vitesse de navigation de 1 gigaoctet par seconde, soit 100 fois plus rapide que les connexions actuelles.
Pour ce projet, Google prévoit brancher entre 50 000 et 500 000 internautes.
L’entreprise sollicite les candidatures d’États, de régions ou de villes susceptibles d’être intéressés par ce projet pilote jusqu’au 26 mars.
« Notre but est d’expérimenter de nouvelles façons d’améliorer l’accès à Internet et de le rendre plus rapide pour tout le monde. »
L’entreprise de Mountain View veut ainsi tester de nouvelles façons de développer des réseaux de fibre optique, ainsi que voir comment développeurs et utilisateurs s’approprient ces technologies. Elle assure qu’elle gérera le réseau de façon transparente et qu’elle partagera les principaux apprentissages de cette expérience « avec le monde ».
Une entreprise en expansion
Originellement un moteur de recherche, Google multiplie ses secteurs d’activité, l’un des derniers exemples en date étant le téléphone cellulaire Nexus One. Mardi, elle a aussi annoncé une amélioration de son service de courriel pour intégrer une dimension de réseautage social.
Du côté technique, Google a déjà annoncé une série d’initiatives. Parmi celles-ci, un système de gestion des DNS (Domain Name System), sorte d’interface entre les serveurs et les adresses Internet. Jusqu’à présent, ces serveurs sont décentralisés, ce que l’arrivée de Google pourrait changer. L’entreprise planche aussi sur un nouveau format du langage informatique HTTP.
L’entreprise prône la neutralité d’Internet, ce qui signifie que le réseau doit convoyer les données de façon identique, peu importe leur type. Développer l’accès à Internet constitue entre autres une façon d’augmenter la fréquentation et l’utilisation des services de Google.
Google veut accélérer Internet en améliorant le protocole DNS
29/01/10
Plusieurs fournisseurs de DNS se sont joints à Google pour transmettre cette semaine à l’organisme DNSext quelques propositions d’amélioration du protocole DNS, visant à accélérer Internet en autorisant les serveurs à lire les adresses IP des clients. Google s’attend à ce qu’elles soient acceptées d’ici quelques mois et que le Google Public DNS devienne officiellement un nouveau standard Internet.
Le système que propose Google est audacieux. Il consiste à déterminer la localisation géographique d’un internaute grâce à son adresse IP, lorsqu’une communication s’établit entre son ordinateur et un serveur.
À l’aide de cette information, une version améliorée du DNS permettrait d’orienter sa connexion vers des serveurs situés à proximité, évitant du coup les détours ralentissant l’accès de l’ordinateur aux serveurs plus éloignés. En se basant sur des critères de proximité géographique, les données circuleraient plus rapidement sur le Web.
Pour les internautes inquiets de la confidentialité de leurs données, sachez que Google a prévu le coup. Son système ne conserverait aucune donnée relative à leur localisation géographique. En effet, seuls les trois premiers octets (ou les premiers 24 bits) d’une adresse seraient envoyés aux serveurs, ce qui devrait suffire à générer la localisation d’un ordinateur, tout en assurant l’anonymat de l’internaute.
Google avait présenté pour la première fois son système de nom de domaine (Google Public DNS) en décembre dernier. L’entreprise en faisait la promotion en affirmant que ce système allait améliorer la rapidité d’Internet et plus sécuritaire tout en respectant les principes de neutralité du Web.
Pour information, le DNS est un système traduisant un nom de domaine (BRANCHEZ-VOUS.com) en adresse numérique (12.345.67.898). Il s’agit d’une adresse IP qui sera utilisée par les ordinateurs dans le but de communiquer les uns avec les autres sur le Web.