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App Store : Apple prépare-t-il une catégorie « explicite » ?
25/02/10
Après avoir expurgé l’App Store de quelques 5 000 applications à connotation sexuelle (selon ses critères), Apple pourrait-il finalement assouplir sa position ?
La rumeur est partie du site Cult of Mac qui a reçu d’un développeur une capture d’écran d’iTunesConnect (le service de soumission des applications) montrant une catégorie « explicite ».
Réflexion
Plusieurs autres sites Mac (Macworld, MacRumors, 9to5Mac) ont vérifié cette information avant que la catégorie disparaisse soudainement. Gizmodo cite un développeur qui dit avoir discuté du sujet directement avec Apple.
On lui aurait confirmé l’existence de cette catégorie et sa suppression mais précisé que son adoption n’était pas prévue dans l’immédiat.
Rappelons qu’en deux jours (le 17 et le 18 février dernier), plus de 5000 applications ont été sorties de l’App Store. Selon le Wall Street Journal, « Apple a commencé à mettre en oeuvre une politique plus stricte concernant les applications à contenu érotique, même si elles avaient été auparavant reçu l’approbation de l’entreprise pour être vendues à travers App Store ».
Apple a en effet encore plus durci ses règles de sélection. Désormais, hommes et femmes en maillot de bain sont interdits de toute application, de même que toute vision charnelle, en fait toute connotation sexuelle est bannie même si aucune nudité n’est montrée…
L’iPad, l’ordinateur le plus fermé jamais créé?
29/01/10
La Free Software Foundation est remontée. «iPad is iBad for freedom» («l’iPad est mauvais pour la liberté»), écrit-elle dans un communiqué. Pourquoi? Car «c’est la première fois dans l’histoire de l’informatique qu’un PC requiert l’autorisation du fabricant pour installer tout nouveau programme», attaque l’organisation. Problème: Apple a plutôt la loi américaine avec lui.
Tout revient encore une fois à l’app store d’iTunes, la plateforme où sont distribués les programmes pour l’iPhone ou le futur iPad. Apple y exerce un contrôle total, approuvant ou rejetant chaque application, dans un processus souvent critiqué pour sa lenteur et son manque de clarté.
Microsoft ironise
«C’est quand même un monde très drôle que celui où Microsoft est plus ouvert qu’Apple», se moque Brandon Watson, directeur de la plateforme de développement du groupe dans une interview à Technologizer. En effet, si Microsoft décidait d’interdire tel ou tel programme sous Windows, il ferait sans doute face à un soulèvement mondial.
Apple a régulièrement défendu son processus, affirmant que 96% des applications sont approuvées. Selon l’entreprise, il s’agit surtout de préserver la confiance entre l’app store et les utilisateurs. En clair, un contrôle dictatorial permet de limiter au maximum les programmes dangereux (virus, spyware) ou au contenu discutable (pornographie).
Ce que dit la loi
Pour beaucoup, le fait de tout passer au filtre permet à Apple, qui touche 30% du prix de vente de chaque application, de limiter son exposition à des poursuites judiciaires –si des programmes violant la loi y étaient commercialisés.
L’argument ne tient pas, explique à 20minutes.fr Eric Goldman, le directeur du High tech Law Institute de l’Université de Santa Clara, en Californie. «C’est complexe, mais en substance, Apple ne peut être tenu responsable pour un problème sur une application développée par un tiers-parti, même s’il touche une commission.» En revanche, «un marchant a complètement le droit de refuser de vendre ou distribuer un produit dans sa boutique», explique Eric Goldman.
Quid de l’ouverture et de l’intérêt du consommateur; qu’Apple ne défend pas toujours (en rejetant l’application Google Voice, par exemple)? «Ça n’a aucun rapport avec la loi. C’est juste une question de philosophie», conclut l’expert. Sans compter que les développeurs ont toujours la possibilité de développer des web-applications, sur lesquelles Apple n’a aucun contrôle.
Intel lance son app store pour les netbooks
8/01/10
Annoncée en septembre dernier, la boutique d’applications en ligne pour netbooks d’Intel a officiellement été lancée lors du CES qui se tient actuellement à Las Vegas.
Baptisée AppUp Center, le catalogue de cette plate-forme est encore symbolique : quelques applications de messagerie et de réseaux social. Mais Intel, visiblement envieux du succès de l’App Store d’Apple, affiche de grandes ambitions.
Alors que la totalité des industriels se concentrent sur des boutiques destinées aux smartphones, Intel a opté pour les netbooks. Une vision logique : le fondeur est quasiment en situation de monopole dans les puces destinées à ces machines avec Atom. L’idée est donc d’étendre l’ecosystème du californien et bien sûr, générer des revenus supplémentaires à travers la vente d’applications.
« Nous voulons stimuler l’essor des produits d’architecture Intel Atom pensé pour le nomadisme. L’Intel Atom Developer Program donnera aux développeurs l’occasion de réaliser des applications utiles et inventives qui débloqueront ce potentiel tout en ouvrant un nouveau circuit de distribution et de vente », expliquait il y a querlques mois Renée James, Vice Présidente d’Intel chargée du Software & Services Group.
En décembre dernier, BusinessMobile.fr obtenait quelques informations supplémentaires sur le modèle économique de la boutique d’Intel. Présent lors du Netbook World Summit, Scott Apeland, directeur de la communauté des développeurs pour Intel, a fait du pied aux développeurs : « On (leur) donne clairement la possibilité de faire de l’argent à travers un bon business model. Et dans le même temps, vous réduisez vos coûts ».
Pas de surprise néanmoins, le partage des revenus s’aligne sur celui de la concurrence : 70% pour les développeurs, le reste pour Intel. N’oublions pas non plus les 100 dollars qu’il faudra verser pour s’inscrire.
Cadre éducatif ?
Par contre, Intel a étonné en confirmant que c’est lui et lui seul qui vérifiera et validera les programmes proposés. « C’est la partie la plus lourde du projet et nous mettons en oeuvre beaucoup de ressources », explique le responsable.
« Notre but est de raccourcir les délais entre le moment où une application est soumise et le moment où elle est effectivement disponible ». Histoire de se démarquer d’Apple connu pour prendre son temps, provoquant une certaine colère chez les développeurs.
Qui proposera en natif cette boutique d’applications ? « Des partenariats avec Dell, Acer et Asus ont été signés, d’autres sont en négociations », ajoute Scott Apeland. Un choix plutôt judicieux puisque Acer et Asus concentrent plus de 50% des ventes de netbooks.
Enfin, et c’est peut-être la question la plus importante : quel est l’intérêt d’un tel service sur un netbook alors qu’il suffit d’aller sur Internet pour télécharger n’importe quelle application ?
Officiellement, Intel explique qu’il s’agit de libérer les usages car « son vrai potentiel est resté limité, beaucoup d’applications ne sont pas optimisées pour la petite taille de son écran ». Un peu juste…
Scott Apeland va un peu plus loin en mettant en avant plusieurs arguments : « un ‘application store’ sur netbook permet plus de simplicité, de se faire une idée sur la popularité d’un logiciel, d’installer plus rapidement une application qui sera sécurisée car validée. Par ailleurs, cette plate-forme a toute sa place dans le cadre éducatif où les netbooks sont très présents ».