Archives pour janvier, 2010
Windows 7 dope les résultats de Microsoft au dernier trimestre 2009
31/01/10
L’éditeur américain a publié des résultats records pour son deuxième trimestre fiscal (octobre à décembre 2009) avec un bénéfice net de 6,6 milliards de dollars, en hausse de 60%. Les ventes de Windows 7 ont contribué à cette forte croissance.
Après un premier trimestre fiscal en recul de 14%, Microsoft redresse la barre au-delà des prévisions pour son deuxième trimestre, clos fin décembre 2009.
La firme de Redmond a réalisé un chiffre d’affaires (CA) de 19,02 milliards de dollars, (+ 14% par rapport à la même période un an plus tôt) et dégagé un bénéfice net de 6,66 milliards de dollars (+ 60%). Le bénéfice par action a lui bondi de 57% à 74 cents.
1,7 milliards différés
Une performance largement attribuée à la « demande exceptionnelle pour Windows 7 qui a contribué à cette croissance positive » a souligné Peter Klein, le directeur financier. 60 millions de licences ont déjà été écoulées, ce qui selon Microsoft en fait « l’OS qui se vend le plus vite de l’histoire ».
Ainsi, sur l’ensemble du trimestre, ce sont 1,7 milliard de dollars de CA qui ont été différé du lancement du nouvel OS. Si on exclut ce montant, le CA s’affiche à 17,31 milliards de dollars.
Peter Klein a en outre souligné que ces bons résultats ont été rendus possibles par une bonne maîtrise des coûts.
Chrome s’envole, Firefox stagne, Internet Explorer dégringole
30/01/10
A l’image des vases communicants, Chrome gagne actuellement les parts de marchés qu’Internet Explorer est en train de perdre, alors que Firefox peine quelque peu à conquérir de nouveaux internautes.
Le navigateur de Microsoft, Internet Explorer, n’est pas à la fête en ce moment. Des failles utilisées puis colmatées bien tardivement, cela n’est pas passé inaperçu, et cela n’a évidemment pas fait les affaires du navigateur. L’arrivée du Ballot Screen ne devrait pas arranger les choses. Internet Explorer reste néanmoins leader avec 55 % de parts de marché (45 % en Europe).
De son côté, Chrome, développé par Google, ne cesse de gagner des parts de marché (6 %, contre 3% l’année dernière à la même époque). Google et son aura n’y sont pas pour rien, mais les déboires d’Internet Explorer et les campagnes de pubs dans la presse et dans la rue ont surement fait effet. La version 4 est sortie il y a peu, seulement pour les utilisateurs de Windows.
Il aurait peut-être été judicieux de la part de Google de suivre l’exemple de Mozilla qui ne fait pas de jaloux et sort ses nouvelles versions (avec un peu de retard certes) pour les différentes plateformes (Windows, Mac OS et Linux) le même jour. C’est dommage puisqu’il y a du potentiel sur Mac OS X, qui comme Windows, se voit installé avec un navigateur fait maison, en l’occurrence Safari. Il ne fait pas forcément l’unanimité, alors placer la version finale 4 de Chrome aurait été une bonne chose en face de Firefox 3.6. A noter la sortie de Chrome 5 en beta (version 5.0.307.1 pour être précis. voir ici ).
Enfin, Firefox stagne avec ses 31% de parts de marché (40% au niveau européen). La concurrence de Chrome y est surement pour quelque chose. Mais la concurrence n’est pas forcément mauvaise, les développeurs redoublant d’effort pour nous offrir un navigateur sur mesure.
Google veut accélérer Internet en améliorant le protocole DNS
29/01/10
Plusieurs fournisseurs de DNS se sont joints à Google pour transmettre cette semaine à l’organisme DNSext quelques propositions d’amélioration du protocole DNS, visant à accélérer Internet en autorisant les serveurs à lire les adresses IP des clients. Google s’attend à ce qu’elles soient acceptées d’ici quelques mois et que le Google Public DNS devienne officiellement un nouveau standard Internet.
Le système que propose Google est audacieux. Il consiste à déterminer la localisation géographique d’un internaute grâce à son adresse IP, lorsqu’une communication s’établit entre son ordinateur et un serveur.
À l’aide de cette information, une version améliorée du DNS permettrait d’orienter sa connexion vers des serveurs situés à proximité, évitant du coup les détours ralentissant l’accès de l’ordinateur aux serveurs plus éloignés. En se basant sur des critères de proximité géographique, les données circuleraient plus rapidement sur le Web.
Pour les internautes inquiets de la confidentialité de leurs données, sachez que Google a prévu le coup. Son système ne conserverait aucune donnée relative à leur localisation géographique. En effet, seuls les trois premiers octets (ou les premiers 24 bits) d’une adresse seraient envoyés aux serveurs, ce qui devrait suffire à générer la localisation d’un ordinateur, tout en assurant l’anonymat de l’internaute.
Google avait présenté pour la première fois son système de nom de domaine (Google Public DNS) en décembre dernier. L’entreprise en faisait la promotion en affirmant que ce système allait améliorer la rapidité d’Internet et plus sécuritaire tout en respectant les principes de neutralité du Web.
Pour information, le DNS est un système traduisant un nom de domaine (BRANCHEZ-VOUS.com) en adresse numérique (12.345.67.898). Il s’agit d’une adresse IP qui sera utilisée par les ordinateurs dans le but de communiquer les uns avec les autres sur le Web.
L’iPad, l’ordinateur le plus fermé jamais créé?
29/01/10
La Free Software Foundation est remontée. «iPad is iBad for freedom» («l’iPad est mauvais pour la liberté»), écrit-elle dans un communiqué. Pourquoi? Car «c’est la première fois dans l’histoire de l’informatique qu’un PC requiert l’autorisation du fabricant pour installer tout nouveau programme», attaque l’organisation. Problème: Apple a plutôt la loi américaine avec lui.
Tout revient encore une fois à l’app store d’iTunes, la plateforme où sont distribués les programmes pour l’iPhone ou le futur iPad. Apple y exerce un contrôle total, approuvant ou rejetant chaque application, dans un processus souvent critiqué pour sa lenteur et son manque de clarté.
Microsoft ironise
«C’est quand même un monde très drôle que celui où Microsoft est plus ouvert qu’Apple», se moque Brandon Watson, directeur de la plateforme de développement du groupe dans une interview à Technologizer. En effet, si Microsoft décidait d’interdire tel ou tel programme sous Windows, il ferait sans doute face à un soulèvement mondial.
Apple a régulièrement défendu son processus, affirmant que 96% des applications sont approuvées. Selon l’entreprise, il s’agit surtout de préserver la confiance entre l’app store et les utilisateurs. En clair, un contrôle dictatorial permet de limiter au maximum les programmes dangereux (virus, spyware) ou au contenu discutable (pornographie).
Ce que dit la loi
Pour beaucoup, le fait de tout passer au filtre permet à Apple, qui touche 30% du prix de vente de chaque application, de limiter son exposition à des poursuites judiciaires –si des programmes violant la loi y étaient commercialisés.
L’argument ne tient pas, explique à 20minutes.fr Eric Goldman, le directeur du High tech Law Institute de l’Université de Santa Clara, en Californie. «C’est complexe, mais en substance, Apple ne peut être tenu responsable pour un problème sur une application développée par un tiers-parti, même s’il touche une commission.» En revanche, «un marchant a complètement le droit de refuser de vendre ou distribuer un produit dans sa boutique», explique Eric Goldman.
Quid de l’ouverture et de l’intérêt du consommateur; qu’Apple ne défend pas toujours (en rejetant l’application Google Voice, par exemple)? «Ça n’a aucun rapport avec la loi. C’est juste une question de philosophie», conclut l’expert. Sans compter que les développeurs ont toujours la possibilité de développer des web-applications, sur lesquelles Apple n’a aucun contrôle.
Avec l’iPad, Apple place la barre très haute
27/01/10
Avec sa tablette iPad, Apple (AAPL) est-elle en train de lancer une nouvelle révolution technologique ? Peut-être pas mais elle s’attaque à de nouveaux marchés et place la barre haute pour les concurrents.
Selon Michel Dumais, journaliste et blogueur spécialisé en technologie, «on constate que c’est un iPhone de 9,7 pouces, très mince et très design. On commence à percevoir quel est le modèle d’affaires sous-jacent. Si on achète des applications pour son iPhone, les mêmes fonctionnent sur iPad.»
«Apple a vendu 3 milliards de ces applications et elle prend 30% des revenus pour les applications commerciales, rappelle M. Dumais. C’est très riche. On n’a pas encore vu à qui cet appareil se destinait. Est-ce que c’est pour la personne en mobilité ? Ça pourrait être intéressant.»
L’appareil iPad pourrait bien faire son chemin vers de nouveaux marchés où la technologie corrigerait des faiblesses de longue date.
«Je pense au domaine de l’éducation, dit-il. Imaginez un tel appareil entre les mains d’un jeune enfant. À chaque année, vous avez tous vos livres mis à jour. On ne parlera plus du livre de Berlin comme dans certaines bibliothèque de nos écoles. En plus, on y trouve des outils de création, pour moins cher qu’un ordinateur portable.»
Si on spécule beaucoup à l’idée que les médias comptent sur la tablette électronique pour se réinventer, Michel Dumais y croit peu. «Alors que vous avez tout gratuitement sur Internet, paieriez vous 800 $ et un abonnement pour la même chose ?»
«Je pense beaucoup au livre électronique, poursuit-il. Là, Apple a la capacité de vendre du contenu avec sa boutique iTunes.»
Chose certaine, les concurrents devront travailler dur pour reprendre l’initiative. «Les gens se demandaient comment répliquer au iPhone, soutient M. Dumais. La barre était très haute. Soudainement, avec une nouvelle lignée d’appareils et Apple dit: allez-y, que ferez vous ? Cette combinaison matérielle et logicielle nous donne des produits simples à utiliser.»
Enfin, deux questions demeurent sans réponse.
Le premier, c’est l’importance du potentiel pour iPad. «Les développeurs de logiciels peuvent prendre un produit et le dévier de sa mission première pour en faire un nouvel outil», indique Michel Dumais.
Deuxièmement, l’indépendance d’Apple face aux autres géants de son secteur pourrait s’accroître. «Apple utilise sa propre puce, A4, extrêmement puissante dans le iPad. La compagnie balaie Intel (INTC) et AMD (AMD). Dans le futur, pourrait-elle avoir ses propres puces dans les ordinateurs ?».
Tablette Apple : le grand jour pour une star mystérieuse
27/01/10
Ce soir à 19 h (heure française), Apple donnera le coup d’envoi, à San Francisco, d’une conférence très attendue. La société de Steve Jobs devrait y dévoiler un nouvel appareil, la première nouveauté de taille depuis l’iPhone il y a trois ans. Il s’agit très probablement une tablette Internet tactile, sorte d’hybride entre le mini-ordinateur et le smartphone.
Comme à son habitude, Apple est resté totalement muet sur le contenu de cette présentation. Sur le carton d’invitation envoyé à la presse, la firme californienne précise juste « Venez découvrir notre dernière création ». Rien d’autre.
Voilà des mois que les sites et blogs spécialisés tentent de savoir ce qui se cache derrière cette fameuse création. Les rumeurs convergent quasiment toutes dans le même sens, celle d’une tablette tactile. Baptisé iSlate, iPad ou iTablet, ce produit serait une ardoise numérique, croisement entre un MacBook et un iPhone.
A en croire les différentes spéculations, qui se sont multipliées ces derniers jours, le nouveau gadget serait un appareil sans clavier, mais avec un écran tactile d’environ 10 pouces (25 cm), contre 3,5 pouces pour l’iPhone, pour surfer confortablement sur Internet, consulter des documents, et lire journaux et livres électroniques. Apple y aurait aussi intégré une webcam ainsi qu’un petit vidéoprojecteur.
Le Wall Street Journal, qui avait anticipé la date de cette conférence de presse, va plus loin. Selon le quotidien économique, cette tablette sera dans les magasins en mars prochain, et Apple serait en négociations avec l’éditeur HarperCollins pour proposer des livres électroniques dès la sortie du produit. De quoi bousculer Amazon et son eBook, le Kindle.
Les analystes prédisent un produit positionné sur le segment haut de gamme, avec un prix estimé à 1.000 dollars.
Outre une tablette tactile, Apple pourrait également présenter quelques nouveautés concernant son iPhone, dont les ventes ont explosé de 100% au dernier trimestre 2009. Une mise à jour du système d’exploitation du célèbre smartphone pourrait faire partie du programme de la conférence.
AMD lance ses nouveaux processeurs
25/01/10
AMD lance aujourd’hui ses nouveaux processeurs doubles et quatre cœurs. Inutile de retenir son souffle, le lancement est plutôt mineur, mais celui-ci pourrait quand même intéresser ceux à la recherche d’un ordinateur relativement puissant et abordable.
Voici les nouveaux processeurs, et leur prix suggéré (US):
• Phenom II X2 555 – $99
• Athlon II X4 635 – $119
• Athlon II X3 440 – $84
• Athlon II X2 255 – $74
• Phenom II X4 910e – $169
Voici quelques observations sur certains de ces processeurs:
Phenom II X2: processeur doubles cœurs cadencés à 3.2 GHz, il s’agit du plus puissant du genre chez AMD. Son prix est fort intéressant, mais malheureusement pour AMD, Intel offre des Core i3 supérieurs pour à peine plus chers.
Athlon X4 635: quatre cœurs à 2.9 GHz pour seulement 120$. Vous ne pourrez pas trouver d’équivalent chez Intel. Si vous utilisez des applications qui profitent de la puissance de plusieurs cœurs, il vous sera difficile de trouver un meilleur rapport qualité-prix (surtout que vos pourrez facilement le surcadencer si cela est dans vos cordes). Pour économiser encore plus, notons que l’Athlon X4 630 se vend désormais 99$.
Athlon II X4 910e: quatre cœurs cadencés à 2.6 GHz, celui-ci offre plus de mémoire cache L3 que le 635 (6 Mo contre 0), mais la différence de prix s’explique principalement à cause de sa faible consommation (enveloppe thermique de 65W, contre 95W pour le 635). La plupart des consommateurs ne s’en font toutefois pas trop avec cette variable.
Athlon II X3 440: trois cœurs cadencés à 3 GHz.
Athlon II X2 255: doubles cœurs cadencés à 3.1 GHz. Pour les intéressés, le site Anandtech ont surcadencé le X2 255 à 3.6 GHz, sans en changer le voltage.
Dans tous les cas, ces processeurs supportent la mémoire DDR2 et DDR3 et utilisent le socket AM2+ et AM3. En plus de leur prix intéressant, vous pourrez donc économiser pas mal en achetant de la mémoire DDR2 et une carte-mère moins dispendieuse que les nouvelles cartes compatibles avec le 1156 d’Intel.